
ANIMATION RURALE
Réflexion à la demande des villageois sur un problème concernant leur vie au village (environnement, malnutrition infantile, gestion, régulation des naissances… ou tout autre thème). Ceci dans un esprit d’autopromotion, afin qu’ils deviennent les acteurs de leur propre développement.
Dans le livre « Histoire des sœurs Munet et de leur famille missionnaire » de Sylvie Flamand, Chantal de Labareyre, Gilles Babinet, nous lisons :
« L’après-midi, animation rurale. Les femmes se groupent vers 15 h pour un moment de couture puis discussion sur les problèmes rencontrés. Des images illustrent les difficultés et les possibles solutions. Il doit bien se vivre du positif puisque Madeleine, une des filles qui l’accompagne, dit à la Sœur :
« Depuis que je vais avec toi, les femmes de mon quartier me demandent des conseils pour élever leurs enfants ».
Les Sœurs travaillent en collaboration avec le Carder (organisme pour le développement de l’agriculture). Chaque mois, une réunion est tenue avec l’un des responsables et les deux animatrices qui travaillent dans quelques villages. Sur le plan diocésain, il existe, pour les
religieuses, une commission « animation rurale ». Sœur Gilberte Content en est la responsable pour un temps. Son action consiste surtout à organiser des journées de formation auxquelles participent religieuses, coopérants et des animateurs du Carder… ».

CENTRE DE PROMOTION FÉMININE
Réflexion à la demande des villageois sur un problème concernant leur vie au village (environnement, malnutrition infantile, gestion, régulation des naissances… ou tout autre thème). Ceci dans un esprit d’autopromotion, afin qu’ils deviennent les acteurs de leur propre développement.
Pour des jeunes filles analphabètes ou déscolarisées (culture générale, alphabétisation en langue locale et en français, notion de gestion, de santé, d’agriculture, couture, etc.)
Nous avons un Centre de Promotion féminine à Broukou, au Togo depuis 1989. L’objectif du centre est la formation de la femme dans tous les aspects de sa vie et l’apprentissage du métier de couturière.
Parmi les activités, nous pouvons citer :
- Enseignement ménager (hygiène, puériculture, maîtrise de la fécondité, nutrition avec démonstrations pratiques, budget familial),
- Transformation des produits locaux,
- Construction de foyers améliorés pour lutter contre le déboisement. Ces foyers concentrent la chaleur dégagée par le bois. Au moment de l’examen pour le diplôme de fin d’apprentissage, chaque jeune doit construire un foyer dans sa famille. La directrice du Centre le notera. Voisins et amis peuvent voir ces foyers et apprendre à les construire chez eux,
- Alphabétisation pour les jeunes non scolarisés,
- Cours de français pour celles qui sont allées à l’école et l’ont quittée le plus souvent parce qu’elles étaient âgées et en retard,
- Coupe et couture afin d’obtenir le diplôme officiel de couturière,
- Tricot.
Le centre accueille chaque année environ 20 élèves. Ces jeunes viennent de villages éloignés, jusqu’à 20 km. Elles partent à pied le vendredi après-midi pour chercher leur nourriture et aider leurs parents. Elles reviennent le dimanche soir. Celles qui habitent très loin, rentrent pour les congés de Noël, Pâques, et les grandes vacances. Celles-ci correspondent à la saison des cultures, ces jeunes travaillent alors aux champs avec leurs parents.
La formation dure quatre ans selon les besoins de chaque jeune. Les filles partent avec une machine à coudre pour commencer leur travail dans leur village. Cela leur permet de gagner leur vie et d’être animatrice dans leur village.



