
Thérèse est née à Moulins, dans les Deux-Sèvres, au sein d’une famille nombreuse et chrétienne. Ses parents, cultivateurs, pouvaient compter sur l’aide de leurs enfants. Pendant plusieurs années, Thérèse a travaillé dans un atelier de confection. Cependant, son profond
désir l’orientait vers la vie religieuse missionnaire. C’est ainsi qu’en juin 1961, elle est entrée au postulat à Menton, suivi de deux années de noviciat. Après sa première profession, prononcée à Noël 1963, Thérèse a été envoyée à Fréjus, où elle s’est investie dans la catéchèse. Un an plus tard, avec une immense joie, elle est partie pour la léproserie d’Abomey, au Bénin. Là-bas, la catéchèse est devenue son apostolat préféré, qu’elle a exercé avec dévouement auprès des lépreux, ainsi que dans plusieurs villages environnants.
Après quatre ans, Thérèse s’envole pour Yadé, au Togo. Tout en s’occupant de la maison, elle s’investit dans la catéchèse et l’animation dans le village. Elle y reste environ dix ans, entrecoupés de congés et d’une année passée à Wépion, en Belgique, pour suivre une
formation d’approfondissement de la vie religieuse et spirituelle.
Après Yadé, c’est à Pagala, toujours au Togo, qu’elle œuvre pendant quelques années. Son apostolat demeure centré sur la catéchèse.
De 1993 à 2001, Sœur Thérèse est nommée à Kérou, au nord du Bénin. Dans cette mission, éloignée de tout, la communauté est très active auprès de la population. Sœur Thérèse préparait, avec les catéchistes, la prière dominicale et les séances de catéchèse.
En 2001, à la demande de l’évêque, l’Institut ouvre une maison à Doumé, au Cameroun, pour la formation des catéchistes. Thérèse fait partie de la première équipe. Elle quitte le Cameroun en 2008.
Après une période de remplacement à Broukou et Kouandé, elle est nommée en 2011 à Chaponost, en France. L’apostolat y est bien différent. Mais le jour est arrivé où Sœur Thérèse a dû rejoindre la communauté de Menton en novembre 2022.
Si elle s’est montrée vaillante au début, cela n’a pas duré. Petit à petit, nous avons constaté qu’elle se fatiguait de plus en plus. Les derniers jours, nous l’avons sentie beaucoup plus affaiblie, sans imaginer que sa fin était si proche et inattendue.
La vie de Sœur Thérèse était simple, sans artifice, mais elle était habitée par le désir d’annoncer la Parole de Dieu, ce qu’elle a fait de tout son cœur partout où elle vivait.
